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Chapitre III: La musique du métal

 

La machine se met en route, roulement de tapis et collage d’étiquettes. Les gouttes de sueurs coulent et tombent des mèches noires de Louis, s’évaporant au contact de l’acier chaud des monstres mécaniques. D’une tonalité patronale, les chinois crient «Hurry Up!» à tout bout de champ. Le métal craque, les hommes croulent de travail et la souffrance crie des articulations rouillées. L’horloge de la salle semble s’éterniser devant les minutes. On ne pensait qu'un jour, l'homme arriverait à remettre le système des temps modernes où les étiquettes remplacent les boulons. Il y a pourtant bien des machines capables de faire de tel travail mais la main d’œuvre n'est pas ce qu'il manque. Cette manie donne ce tic de vouloir à tout bout de champs donner des claques aux chinois. Heureusement qu'il sait encore se contrôler.

 Le bruit s'éternise aussi et siffle aux oreilles des travailleurs jusqu'au soir et même l'écho de la veille se réveille pour répondre aux sifflements de la journée comme si la charge s'alourdissait de jour en jour. Le midi, les restaurants McBouffe préparent les repas des ouvriers. Un sandwich américain comme punition à leur ancienne alliance aux impérialistes étoilés. Une viande qui sent l'abat de porc à plein nez, De la salade au goût d'huile de palme et de la sauce tomate faite d'arômes inconnus. Malgré cela, le marché noir arrivait à fournir aux plus courageux un panier bien mieux garni. Certes, l'arnaque pouvait arriver mais l'affaire se réglait sans même l'aide des autorités, un coup bien placé et c'est plié.

  

  

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