Non.
Tu n'es pas à moi
Sous couvert de ton toit
La chaleur d'un instant
Me recouvre qu'un temps
Reprend moi un moment
pour un pleur écœurant
Je m'étouffe dans mes mots
à lister tous mes maux
N'éponge point cette ardeur
Que tu vois ma douleur
Que tu vois ces traces
Où mes larmes passent
Je n'ai plus aucune force
Que mes yeux tout humides
séchaient d'un air féroce
jusqu’au désert Numide
Arrête là ton char
Puisque l'on part
Même une bise
Entend tourner la brise.
Il m'est bien cher
Entre nous cet air
Que l'on respire
Que l'on voit grossir...
Vois-tu que je m’efforce?
A ne point t'aimer.
Non aux souffrances
Des mois, des années.
Donne-moi cette baffe
Que je retiens amorphe
Donne moi une main
Le temps d'un soutient.
Il n'y a pire
Qu’un soupir
D'un trop long désir
Qui finit par mourir
Je pars malheureux
Voir les gens heureux
Devant un beau temps
Sous mes torrents abattants.