Pâleur du desert
Silence de nature, impétueux horizon
Le désert aride nargue l'homme assoiffé.
Ce dernier peint de blanc, d'une mèche coiffée
roulait son tabac sec où git l'éteint bison.
En selle d'un cheval blanc qui frolait les cactus,
Il feintait une sieste au prémice d'ennui.
L'orange omniprésent carressait les bruits
Tellement la chaleur assèchait les sinus.
les vautours dans leur garde arrache chaque occasion
Où les revolvers tirent enlevant toute une âme.
Dans la pâleur morte, le faible bronze en arme
Le chanceux se retire à l'horizon d'actions.
Le desert se moquait et tendait l'eau trop tôt,
Pris d'une impatience, Pris d'une course de sitôt,
Le faible plongea et le sable cuit ses naseaux.