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Poésie de chambre III

Guerre D'hiver.


Oublié et gelé, son regard en est vide,
Pietiné par la guerre, il se tue froidement,
Sa mort rendue banal', le rendait insipide,
Quand le vent de l'hiver, l'endormit doucement.

Ses enfants l'attendaient, comme tant le fesaient.
La guerre qui grondait leur vola leur jeunesse,
Et Ils ne pouvaient plus jouer sans qu'ils ne se blessent,
La fureur du canon, leur détruisit leur jouet.

Ce père fit les frais, d'un carnage d'officiers,
qui ne prenaient pas soin, de la vie de leurs hommes.
Ils fonçaient au milieu, d'une mort certifiée.
Et on certifiait la tristesse de leur môme.

Comme tous ces marins, qu'on oublie sous les flôts,
les pleures des proches, n'entendent de réponses,
Les enfants du porche devant la porte clôt,
n'attendent des pères, juste qu'il la prononce.

Oubliés et gelés, leur espoir fut vide,
piétinés par la mort, il se tue froidement.
Un père qui ne vit, les rendait tous livides,
Quand le vent de l'hiver, l'enterra de son blanc.

Cher aux yeux de son fils, cher aux yeux de sa fille,
Leur père n'embrassait, rien de moins que la terre,
Qui fit naître la guerre, un teroir des misères,
L'humain ne changa guère, avec ses pluies de douilles.

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