Boue sans Bout
L'oiseau chantait toujours, car le soleil s'élève.
Sur un arbre brisé, que l'on a tant brûlé,
l'oiseau d'un oeil agile, observait la relève
d'une poignée de jeune, ignorant le passé,
Dont la main acheva de labourer la terre.
Il ne s'arrêta point où toutes les prairies
fumaient de son herbe, sous chaque clairon clair.
La main du compagnon cherchant la moindre vie,
se voyait s'écraser doucement dans un bruit,
pensant au craquement d'une branche d'un arbre.
Dans le fond d'un cratère, se trouve une marre
Où chacun de ces vers, prend la viande pourrie.
Menant son voyage, l'oiseau pris dans un air
Se posa sur un bord, d'une tranchée explosée.
Son oeil très incisif, connaît ces méprisés
Des bouchers connaisseurs, découpant toute chaire.
Au milieu du vacarme, il ne pouvait rien faire
Tant que tous les canons, crachèrent de leur fer
une mort emplumée, où le bec se fend sec
Où la prière meurt, jusqu'à Rome à la Mecque.